Ce premier Fuzzy est de ma conception, réalisé avec la précieuse aide de mon ami gallois Jay Butters qui m'a gentillement offert la planche (ze blank) dans laquelle j'allais pouvoir caser le fameux shape d'Aussie-Round d'Axel Heckner.
Il est en frêne * (Ash in english), pèse 46 g (non plombé), une épaisseur comprise entre 5 et 5.5 mm et envergure maxi de 280mm.
Finition à l'huile danoise.
Deux autres petites photos du même boom
Un autre natural elbow de ma conception, cette fois ci en cytise * : blank toujours offert par Jay
Tripale a la forme un peu tordue, pour respecter les noeuds du bois et le sens de ses fibres.
260 mm d'envergure et poids de 54 g pour une épaisseur moyenne de 5 mm
Deux autres photos du même modèle, je trouve qu'il prend bien la pose...:-)
Pour les plus curieux, voici la description des 2 espèces d'arbres citées ci-dessus
,
Laburnum vulgare, Laburnum anagyroïdes

arbre de la famille des Fabacées
- sous-famille des Papilionacèes
(Baguenaudier,
Cytise, Robinier,
Sophora du Japon, Virgilier)
Étymologie : de l'île grecque Kytisos.
Origine : Europe méridionale.
Espèces : le Cytise de Battandier, Cytisus battandieri,
originaire du Maroc, a des feuilles aux reflets soyeux
argentés. Il fleurit plus tard que le cytise, fin mai-début
juin. Ses fleurs en épis jaunes ont un parfum subtil qui
évoque le coing ou la fraise.
Habitat : essence thermophile, pionnière des sols
calcaires.
Taille maximale : 7-9 m.
Port (arbre isolé) : étalé.
Écorce gris-vert à verte.
Feuillage caduc. Feuilles composées de 3 folioles
elliptiques et d'un long pétiole. Vert glauque.
Fleur papilionacée, en longues grappes jaunes (20
à 50 cm suivant les espèces), d'un bel effet, en début mai.
Des espèces ont des fleurs chamois ou pourpre.
Fruit : gousse toxique (contient la cytosine
qui procure des troubles respiratoires).
Danger
: Toute la plante est toxique et même mortelle.
Fleurs et graines sont les parties les plus dangereuses.
Elles contiennent des alcaloïdes (cytisine, anagyrine) qui
provoquent une salivation abondante, une irritation du tube
digestif, des vomissements sanglants, jusqu'à l'asphyxie
pouvant entraîner la mort.
Fraxinus
arbre de la famille des Oléacées
(Frêne, Lilas,
Olivier,Osmanthe,
Troène)
Étymologie : du grec phraxis, "haie", ou du latin
fraxinus, "foudre", car isolé, il attire la foudre.Origine : sont européens le Frêne élevé ou Frêne commun (le plus répandu), Fraxinus excelsior, le Frêne à feuilles étroites ou Frêne oxyphylle, Fraxinus angustifolia (bords de Méditerranée) et le Frêne à fleurs ou Orne, Fraxinus ornus (Corse, Italie). Le frêne est un des arbres les plus récents sur terre. Le Frêne monophylle, Fraxinus excelsior Diversifolia, est un cultivar.
Autres Espèces : Frêne chauve d'Asie, Frêne blanc, Fraxinus americana, et Frêne rouge, Fraxinus pennsylvanica, tous deux d'Amérique.
Habitat : le frêne apprécie les zones ensoleillées, en bord de rivières, ou en forêts mixtes. Le frêne couvre 2,6% de la forêt française (voir le graphique de répartition de la forêt française).
Rusticité : zone 7 (il supporte le froid jusqu'à -17°).
Taille maximale : 40 m. Sa croissance est rapide. Son tronc atteint 1 m de diamètre.
Port (arbre isolé) : ovoïde. Il présente des branches ascendantes, une cime irrégulière et un feuillage peu dense. Planté serré, le frêne croît en hauteur, avec un tronc rectiligne.
Écorce lisse, gris pâle, et se fissurant au bout de 30 ans. Elle présente alors un réseau de crevasses.
Bois : le bois de frêne est blanc, à reflets nacrés, un peu rosés. Il s'assombrit, une fois coupé. Son utilisation est décrite plus bas.
Feuillage caduc. Les feuilles de frêne naissent de bourgeons noirs caractéristiques (on les voit bien en hiver). Les feuilles sont opposées (les feuilles de Robinier ou de Sophora, qui leur ressemblent un peu, sont alternes) et décussées. Elles se composent de 5 à 15 folioles lancéolées, sessiles (sans pétioles), à sommet et base pointus et à bord finement dentelé. Suivant les espèces, les folioles sont fines et allongées ou au contraire larges. Elles sont vert foncé et glabres sur le dessus, plus pâles et à nervures un peu velues sur le dessous. Le Frêne monophylle (fraxinus diversifolia) a une feuille composée de une à trois grandes folioles (10 cm) qu'on pourrait prendre, chacune, pour une feuille simple.
Fleurs : Le Frêne commun fleurit au bout de 30-40 ans. Les fleurs sont petites, jaune verdâtre, groupées en panicules d'abord dressées puis pendantes qui apparaissent avant les feuilles de façon à favoriser la pollinisation par le vent. Les fleurs sont hermaphrodites. La floraison a lieu de mars à mai suivant la région.
Le frêne à fleurs se distingue par des belles fleurs blanches, en plumeau odorant, en mai. Chaque fleur a 4 longs pétales.
Risque de pollen allergisant du Fraxinus excelsior : moyen.
Fruit : samare plate, de 5 cm, pétiolée, groupée en touffes de 10-20. Elles restent sur l'arbre en hiver, ce qui aide à le reconnaître.
Littérature : un superbe poème de Vauquelin de La Fresnaye (1535?-1606).
Le frêne est décrit dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (rédigée entre 1751 et 1772 sous la direction de Diderot).
Légendes et traditions : Dans la mythologie grecque, le Frêne est l'arbre de Poséidon, qui est notamment le dieu des séismes. Dans l'Iliade d'Homère, le javelot d'Achille était en frêne. Pour les Germains et les Scandinaves, c'est l'arbre fondateur, Yggdrasil. Il supporte la voûte céleste et prend racine dans la Sagesse. Les Slaves attribuent au Frêne le pouvoir de repousser les serpents : on peut se reposer à son ombre sans crainte. Dans l'astrologie celtique, le frêne est vif, impulsif, exigeant, ...
Utilisations : Les feuilles de frêne sont réputées diurétiques et antirhumatismales. Les feuilles servaient de fourrage (comme les feuilles d'orme). De l'écorce, on extrayait le "quinquina d'Europe", qui est fébrifuge. La fleur fraîche de l'orne, additionnée de levure, produisait, après fermentation, une boisson rafraîchissante et antirhumatismale, la frénette.
Le bois de frêne est bon au polissage et au toucher onctueux. Il est dur, lourd (dense), flexible et pas cassant : on en faisait, depuis l'antiquité, les hampes des lances (on plantait des Frênes près des châteaux-forts). Ovide, dans les Métamorphoses, le nomme "arbre aux javelots". On a découvert des outils néolithiques (5000 ans av JC) avec un manche de frêne. Dans la vie courante, on en faisait aussi des manches de bêches, des barreaux d'échelle, des gouvernails, des rames, des raquettes de sport et les anciens skis.
A l'origine, c'est la paire de Moebius réalisée par Fridolin Frost, et les modifications sont de Dany Boom, the bear du Haut-Doubs.
Pour cette paire, les plans ont été réduits à 80 %. L'insider est en paxolin 2mm et l'outsider en paxolin 1.7 mm.
Les profils sont les mêmes que sur l'originale mais les modifications sont essentiellement réalisées sur le dessous des booms : en milieu de pale de l'outsider, une gorge de 6 cm de long sur une profondeur d'environ la moitié de l'épaisseur ( entre 0.5 et 0.8 mm) et de 5 mm de large; ceci pour améliorer la stabilité du boom.
Pour la paire vert/jaune/rouge, les plombs ont été sertis en bout de pale pour l'outsider (pour le faire aller plus loin) et en milieu de pale pour l'insider pour qu'il descende plus vite (et des trous centraux dans le même but)
Pour le lancer, il faut légèrement les décaler et il faut les tenir par la pale la plus longue des 3. En effet il y a une des trois pales qui est plus grande sur chaque boom de la paire afin de donner un plus grand bras de levier et de ce fait avoir besoin de moins de puissance pour les lancer.
Les réglages de dièdres et incidences sont à l'appréciation de chacun, à adapter au geste du lanceur.
Ce modèle de MTA tripale est LE modèle destiné au vent. Quelque soit sa force (enfin jusqu'à 50 km/h faut pas exagérer quand même...) ce boom se stabilise très loin devant et très haut et il se laisse ensuite porter par le vent pour un retour rectiligne vers le lanceur et un catch facile (car boomerang tripale donc grande surface).
Pour aller loin devant, il faut lui faire des chanfreins assez importants sous les bords de fuite des 3 pales. Je préconise de 3 à 6 mm de largeur sur 1/2mm d'épaisseur.
Son poids important (en taille réelle environ 40g en 2mm paxolin) lui permet de redescendre relativement vite, ce qui évite les courses effreinées et aussi de ne pas sortir du cercle des 100m.
Le modèle présenté ici est à 80 % de la taille normale, poids de 24 g et déco Space en hommage à mon ami Didier Béral de Carcassonne, qui réalise de superbes décos "space".
J'ai eu le bonheur de recevoir deux lanceurs du kookaburra, Arnaud et Emilie, le week-end dernier. De passage pour Toulouse, ils m'ont fait la joie de s'arrêter manger un petit cassoulet à la maison et sont restés passer la nuit du samedi au dimanche. Après de longues heures de route, ils sont arrivés en début d'après-midi chez moi. J'avais Didier Béral (space boomerang de Carcassonne) à la maison pour discuter de distance et de peinture. Ils se sont joints à nous pour quelques bières artisanales de la région et la discussion a vite tourné au boomerang.
Après deux bonnes heures de discutailles, Didier doit nous quitter pour aller bosser dans le restaurant où il travaille.
Nous sommes donc partis faire un tour de la ville pour nous dégourdir les jambes. Un passage par l'écluse St Roch (quadruple écluse, 10 m de dénivelé, elle date du 17èm) par les jardins de Riquet (anciens jardins ouvriers, auxquels on a donné le nom du créateur du canal du midi) et une rapide visite du centre-ville puis nous voilà de retour à la maison après une halte pour admirer les Pyrennées au loin. A table donc pour le cassoulet et fin de soirée dans les canapés où l'on sirote quelques breuvages divers et fume quelques cigarettes divers aussi.
Dimanche matin, debout à 8h30, rapidement rejoint par Arnaud. Rapide petit déj puis je vois bien qu'Arnaud a envie d'aller lancer malgré le vent qui souffle assez fort. Allez, c'est parti, on y va.
Après un bref échauffement, on commence à lancer des booms d'endurance. Le vent est fort, au-delà de 30 km/h et avec des rafales à 50 facile. On lance donc haut et négatif et je suis surpris de constater que malgré le vent on s'en sort très bien. Après un temps relativement court on passe à l'Aussie-round. Je m'amuse à lancer mon Raptor (quadripale de Pierre Kutek) qui part à 70m et revient porté par le vent . Et même parfois trop porté et je dois courir le chercher à 30 m derrière.
Arnaud lance un Triboul, son boom surf sur le vent, il se prend de grosses rafales mais ne bronche pas. Il garde une trajectoire stable et revient nickel sur lui.
On passe maintenant au MTA : Palm obligatoire. J'ai pas les miens (et pourtant j'en ai une belle collection à la maison) donc je suis bien emmerdé. Je vais regarder ce que fait Arnaud. Son Palm a beaucoup de mal à se stabiliser. Pas à cause du geste de lancer ou bien des réglages mais surtout à cause des bourrasques de vent qui commence à s'amplifier.
Après quelques lancers, un de ses Palms décroche et part derrière une haute barrière qui borde le stade. Fin du MTA. Il est sage de s'arrêter quand les conditions ne s'y prêtent pas.
Un peu galère mais quand on se déchire on arrive à le rattraper. Difficilement mais Arnaud ne lâche jamais l'affaire, il se bat pour tout catcher.
On doit arrêter car mes invités sont attendus pour manger chez le frère d'Emilie à Toulouse. Il est 11h15 bien tapé et ils sont attendus pour midi. Un petit coup de fil d'Emy nous rappelle à l'ordre et nous rentrons donc à la maison.
Ce fût un bon moment et une grande joie. Avant de repartir je pique quelques plans à Arnaud, des trucs super fast. Je vous en dis plus la prochaine fois.
Pour décorer mes booms, j'utilise des bombes de peinture Alien et Montana. Ce sont les meilleures marques de peinture que j'ai trouvé. En plus, ce sont les moins chères du marché. En vente sur Allcity.fr.
Avant de commencer avec les pochoirs, il vous faut une base de travail. Donc commencer par appliquer un fond de plusieurs couleurs et laisser bien sécher.
On aplique soigneusement le pochoir sur le boom et on projette un tout petit coup de peinture, il en faut très peu. Voilà ce que ça donne après avoir retiré avec précaution le pochoir.
Noir sur fond rouge
Ou blanc sur fond bleu par exmple
On peut aussi faire d'autres formes de pochoirs, c'est très libre.
Pour ce faire, j'utilise une mini ponceuse à bande, mais on peut tout aussi bien utiliser la lime électrique ou le Dremel.
J'ai déjà expliquer le mode op du collage dans un précédent dossier, "petits bouts de placage", je m'attaque ici à la finition et aux profils.
Il faut bien que les deux matériaux aient le même shape, c'est pourquoi il faut les reponcer ensemble, comme ça on est sûr d'être pareil sur les 2.
On passe ensuite à la réalisation des profils, de façon tout à fait classique, comme si on avait une découpe dans un seul matériau.
Quand on commence à poncer, on ne travaille que la couche superficielle c'est à dire dans notre cas, le bois. Au fur et à mesure que l'on abaisse l'épaisseur du profil, la bakélite apparait et on se sert de ce repère pour affiner le profil et l'égaliser.
On fait tout le tour du boomerang, normal....
Quand ceci est terminé, on commence la finition à la main.
Je commence par un ponçage intégral avec un grain de 120, puis la même chose au 180 et au 400.
Une première couche de vernis, soit à la bombe ou au pinceau, chacun a ses préférences.
Après séchage, environ 8 h pour être bien sec, on reponce l'ensemble du boom avec un papier de verre grain de 400 ou 600.
Puis pour terminer, une seconde voir une troisième couche de vernis pour assurer une belle finition et une bonne protection.
Voilà pour la technique, on peut utiliser cette méthode avec de nombreux supports (baké, fibre, ABS...) et de nombreux parements (bois, carbone, mélaminé...)
A vous de jouer maintenant
Conçue à partir des shapes d'un K7, d'un Canopée et d'un Apogée.
Jamais lancé donc pas grand chose à dire sur ce boom si ce n'est que je me suis inspiré de 3 modèles qui marchent très bien pour créer celui-là. Des profils classiques, une forme relativement basique, je vois pas de raison que ça ne marche pas.
Des nouvelles de ce boom plus tard donc.....A suivre
ahhhh la la.... espèce de Chris !!!! Nom de diouuu, arrêtes donc de faire d'aussi jolis booms... car après tu... read more
on Supernatural elbows :-)